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Jésus, j'ai peur...
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Avant que l'ombre...
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MessagePosté le: Mer 27 Juin 2007 - 22:16    Sujet du message: Jésus, j'ai peur... Répondre en citant

Voilà, je vous présente une petite fan fic sur notre idole écrite par mes soins, que je posterai régulièrement chapitre par chapitre sur le forum ! J'espère qu'elle vous plaira, elle est assez personnelle ! Bonne lecture Okay


Jésus, j'ai peur...


Chapitre I - De l'inconvénient d'être né


Le jeune homme regarda sa montre : il n’était que six heures trente, elle ne pouvait pas sortir à cette heure-là. Une pluie battante et grisâtre tombait depuis près d’un quart d’heure, il commençait à avoir froid ; rien ne pourrait pourtant le faire renoncer, il devait la voir. Il avait tant attendu ce moment béni où il pourrait lui adresser quelques mots qu’il n’était plus en mesure de renoncer si près du but. Il fallait attendre, maintenant, patienter et espérer comme toujours, mais attendre quoi ? Le déluge ? Dieu ? Le yéti ? Il était presque désespéré, se disant que jamais il ne pourrait la voir, qu’elle resterait terrée dans son luxueux appartement parisien, sans se montrer, effrayée par la foule des fans en délire. Il ne fallait pas qu’il abandonne, pas juste devant chez elle, pas à quelques pas de sa porte, pas après trois semaines à épier entrées et sorties… Il était désormais vital qu’elle lui signe ce misérable morceau de papier qu’il tenait comme un saint suaire en puissance, comme l’ultime relique d’un ange déchu ; il lui fallait cet autographe, il aurait pu se priver de nourriture pendant une semaine entière pour l’obtenir. Il fallait qu’il puisse contempler son visage et ses cheveux roux, c’en était devenu absolument nécessaire. Mais à quoi songeait-il ? Un autographe, un sourire, deux mots – et encore, avec de la chance ! –, et puis quoi ? Qu’aurait-il de plus, si ce n’est une ombre qui, à peine apparue, s’évanouirait au coin de la rue ? Et si elle n’était pas seule, si elle était accompagnée, si Laurent ou Benoît étaient à ses côtés, que ferait-il ? Oserait-il s’approcher de la diva ?
Il ne pouvait plus tenir en place, il se leva de son banc et se mit à faire les cents pas, rageusement, sans même songer à ce qui allait arriver, absorbé dans ses pensées, passant et repassant sans cesse les dernières photographies de son idole, les titres de son dernier opus, la pochette de l’album de ses plus grands succès… Il avait examiné un millier de fois sa position sur ce cliché, la jambe levée en l’air, un ensemble magnifique, confectionné par Yves Saint-Laurent, les bas blancs, les escarpins argentés, la mèche négligemment rejetée sur le front… Une œuvre sublime de Ellen von Umwerth – quel talent était celui de cette photographe allemande, pourtant réputée pour des clichés plus scabreux et de moins bon goût ! Il jeta un coup d’œil à la porte, mais il n’y avait rien à faire, elle n’était pas sortie, elle ne sortirait pas… Quel sorte d’opus pouvait-elle bien préparer maintenant, en compagnie de son compositeur et de ses proches collaborateurs ? Quelle était sa tonalité, comment pouvait-on décrypter les nouveaux textes ?… Ces questions trottaient dans tête, se heurtant aux parois de son crâne, ne trouvant aucun écho tant étaient nombreuses les possibilités, surtout avec un ange roux aussi versatile et paradoxal. Mais il lui faisait profondément confiance, il savait qu’il trouverait de superbes chansons sur cet ouvrage musical tant espéré et redouté à la fois – car que n’avait-on pas dit à son sujet ? La voix de la diva devait y être plus grave, les textes plus personnelles et obscures… Certains évoquaient même à demi-mot une collaboration inédite entre Laurent Boutonnat et un autre compositeur célèbre, d’autres clamaient haut et fort à qui voudrait bien l’entendre qu’elle livrerait un double album à son public. D’autres, enfin, plus pessimistes, affirmaient qu’il s’agissait là de son chant du cygne, six étant le nombre de la perfection humaine et de l’accomplissement, de l’aboutissement de sa carrière.
Soudain, un éclair – la porte s’ouvrait, qui sortait ? Les gonds tournèrent sur eux-mêmes durant d’interminables secondes, laissant place à l’obscurité du porche. Pendant quelques instants, il n’en crut pas ses yeux, pensa d’abord rêver éveillé, mais il n’était pas en proie à un quelconque délire : elle était là, c’était bien elle, la coloration rousse de sa longue chevelure ne pouvait tromper ! Sans même s’en rendre compte, il s’avança vers son idole alors qu’elle refermait la porte derrière elle, marchant tel un somnambule, son morceau de papier déchiré bien en évidence dans la main droite, le stylographe un peu en retrait dans la main gauche. A quelques mètres d’elle, il vit qu’elle venait de décrocher son téléphone portable – apparemment, son interlocuteur l’exaspérait, elle semblait contenir une grande colère et des cris bien plus terribles encore.

« Non, écoute, je n’en peux plus, ça ne peut plus durer… Mais je t’assure que c’en devient insupportable !… Non, arrête, je t’en prie, ne me sors pas cet argument une fois de plus… Je t’en supplie… Je ne sais même pas combien de temps je pourrai encore tenir ! Est-ce que tu te rends compte de l’énergie que ça me coûte ?… »

Il ne voulait d’abord pas la déranger, et il s’arrêta net, comme impressionné par la stature et la prestance de Mylène. Mais c’était plus fort que lui, il voulait qu’elle détourne son visage vers lui, il voulait la contempler au moins une fois dans sa vie, elle qui était si rare dans les médias et si évanescente, si insaisissable sur scène… Elle ne remarqua d’abord pas sa présence, toute absorbée qu’elle était dans sa conversation.

« Oh, ne me dis pas ça, tu sais parfaitement que ce n’est pas de sa faute !… Non, il ne m’a pas « monté le chou », comme tu le dis si élégamment ! C’est une décision que j’ai prise en mon âme et conscience, ça ne peut plus durer, un point, c’est tout !… »

Le jeune homme tenta de distinguer ses traits, crispés par une profonde angoisse mêlée de larmes amères. Elle était incroyablement belle, même sans cette couche de maquillage que Pierre Vinuesa lui appliquait depuis près de dix ans, lors de chaque tournée. Et pourtant, il souffrait incroyablement de la voir dans un tel état. Au bout de quelques instants, le ton se fit plus doux.
« Je vais voir… Attends, je crois que je ne suis pas seule. »

Elle se retourna vers lui, à la fois surprise et énervée. Elle le regarda longuement, les yeux inexpressifs et hallucinés, tout comme si elle se trouvait en présence d’un être surnaturel. Elle éloigna le téléphone portable de son oreille, mit des lunettes de soleil, soupira et se rasséréna :

« Vous voulez un autographe ? »

Pure question rhétorique, le visage du jeune homme paraissait tout tendu vers cette quête suprême ; en bonne observatrice, elle avait même dû remarquer la feuille braquée sous son menton et le stylographe au-dessus, posé là comme le moyen d’obtenir le bonheur. Il parvint, et ce malgré l’émotion qui l’avait étreint au son de la douce voix de Mylène, à balbutier quelques phrases confuses :

« Oui… Je… je ne savais pas quand vous alliez sortir… si vous alliez me voir… Je… je suis si content de vous… voir comme ça, dehors, sans tout ça…
- Vous croyiez peut-être que je n’allais pas sortir à un moment ou à un autre ? répondit-elle à ce charabia, intriguée.
- C’est que… Non, mais, vous voyez, vous êtes si rare, on vous voit si peu… Je n’osais même pas imaginer pouvoir vous adresser la parole, comme ça, dans la rue… »

Cette dernière phrase sembla plonger la diva rousse et angélique dans une profonde méditation,
méditation de courte durée toutefois, car une colère inexpugnable monta en elle. Elle ne put la contenir :

« Voilà, vous êtes satisfait, la sorcière est sortie de son cercueil ! »

Comme étonnée par son emportement, elle mit la main devant sa bouche, puis partit précipitamment, sans même prendre garde au tube de rouge à lèvres qui tomba de son sac à main dans sa course. Arrivée à l’autre bout de la rue, elle se retourna et constata que le fan, à la fois choqué et pétrifié, ne l’avait pas suivie, et ne la suivrait d’ailleurs plus jamais. Elle reprit la conversation téléphonique, en pleurs :

« Je t’assure que ça ne peut plus durer… »

Elle raccrocha, et ce fut tout.
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MessagePosté le: Mer 27 Juin 2007 - 22:16    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mer 27 Juin 2007 - 22:46    Sujet du message: Jésus, j'ai peur... Répondre en citant

et ben dit donc nico c'est beau j'ai hate de lire les autres chapitres et pour cette lecture :cartonne: :ange:
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MessagePosté le: Mer 27 Juin 2007 - 22:46    Sujet du message: Jésus, j'ai peur... Répondre en citant

Mici beaucoup Tedy, c'est gentil !
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MessagePosté le: Mer 27 Juin 2007 - 22:47    Sujet du message: Jésus, j'ai peur... Répondre en citant

y'a des smilies qui ne seut sont pas mis
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MessagePosté le: Mer 27 Juin 2007 - 22:49    Sujet du message: Jésus, j'ai peur... Répondre en citant

Oui, j'ai vu, ça déconne un peu, parfois...
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MessagePosté le: Mer 27 Juin 2007 - 22:51    Sujet du message: Jésus, j'ai peur... Répondre en citant

en tout les cas
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MessagePosté le: Mer 27 Juin 2007 - 23:41    Sujet du message: Jésus, j'ai peur... Répondre en citant

je lirais à mon retour avec l'esprit serein!
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MessagePosté le: Jeu 28 Juin 2007 - 00:01    Sujet du message: Jésus, j'ai peur... Répondre en citant

Okish, pas de problème Cathy
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MessagePosté le: Jeu 28 Juin 2007 - 00:10    Sujet du message: Jésus, j'ai peur... Répondre en citant

hum intéressant tout ça , mylène un peu aggressive je trouve je ne pense pas qu'elle agirait comme ça en même temps y'a des fans tellement pas net que pourquoi pas!
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MessagePosté le: Jeu 28 Juin 2007 - 00:15    Sujet du message: Jésus, j'ai peur... Répondre en citant

En même temps, c'est une fiction, j'invente différentes choses, et puis Mylène n'a été agressive avec ce fan que dans certains circonstances
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MessagePosté le: Jeu 28 Juin 2007 - 11:53    Sujet du message: Jésus, j'ai peur... Répondre en citant

Waw t'a un super style, on a vraiment envie de lire la suite !!!
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MessagePosté le: Sam 30 Juin 2007 - 16:42    Sujet du message: Jésus, j'ai peur... Répondre en citant

Chapitre II –
Labor improbus omnia vincit



Mylène était incroyablement fatiguée et, dans un geste de désespoir, elle regarda sa montre : près de quatre heures qu’ils travaillaient sur cette piste sans rien obtenir de correct. Accoudée à la table de mixage, elle se frotta les yeux, regarda longuement Laurent qui semblait concentré sur l’un des écrans d’ordinateur placés devant eux, et voulut d’abord lui demander une petite pause. Mais elle se ravisa bien vite, elle attendrait qu’il daigne focaliser son attention sur autre chose que sur ce satané moniteur. Elle commençait à avoir un peu faim et, pour se distraire, elle jeta un coup d’œil vers Jérôme, qui l’observait depuis cinq bonnes minutes. Elle répondit machinalement à son sourire, l’air triste, et elle lui fit comprendre en quelques gestes qu’elle était exténuée. Il lui répondit qu’il l’était aussi ; Laurent aurait encore pu tenir une ou deux heures, mais pas eux, ils n’avaient ni son courage, ni sa détermination. Où était-ce de la folie ? Peu importait, ils devaient se restaurer un peu, maintenant, oublier momentanément les problèmes liés à cet album qui ne verrait jamais jour sous sa forme définitive – elle en était convaincue, rien ne fonctionnait, elle n’avait pas l’inspiration suffisante et son compagnon de toujours semblait particulièrement énervé. Cela ne menait à rien, de toute évidence, leur entreprise était vouée à l’échec.

« Je sors un peu dehors prendre l’air, Laurent. Tu viens avec moi ? » demanda-t-elle au bout de cinq autres interminables minutes.

Il ne répondit d’abord pas à sa question, totalement absorbé par son travail sur ces accords de guitare. Puis il détourna la tête vers elle et, avec un sourire assez peu naturel, il lui dit :

« Non, il faut absolument que j’arrive à résoudre ce problème, sinon, on n’avancera jamais. Mais vas-y, je comprends que tu sois fatiguée.
- Je vais t’accompagner, Mylène, ajouta Jérôme, je n’en peux plus non plus. Je travaillerai mieux à tête reposée. »

Les deux compères sortirent rapidement, laissant Laurent à ses dilemmes musicaux. Après avoir parcouru de longs couloirs et passé de nombreuses portes, ils se retrouvèrent enfin au dehors, sous la grande enseigne des studios Guillaume Tell. Jérôme sortit un paquet de cigarettes de la poche de sa veste en velours bordeaux et en proposa une à la diva alors qu’elle cherchait ses Lucky Strike ; elle accepta et, en retour, elle lui alluma la sienne avec son briquet. Silencieux, embarrassées, agressés par un froid mordant et humide, ils n’osèrent pendant un temps pas parler, préférant même ce mutisme soudain à une conversation banale et dépourvue d’intérêt. Les bâtiments face à eux, grisâtres, mornes, comme souillés par la vie citadine, ne leur inspiraient d’ailleurs guère des sujets de discussion ; une voiture passa, lentement, très lentement, soucieuse de ne pas soulever des trombes d’eau sous ses roues. Paris commençait tout juste à sortir de sa torpeur matinale, et il était pourtant déjà plus de onze heures. Tout semblait endormi, endolori, replié sur soi-même dans un mouvement circulaire et égocentrique, tout paraissait fuir la violence et la brutalité du monde réel. Mylène chercha du regard une quelconque trace de vie dans la rue déserte, mais en vain : pas le moindre passant affairé, pas le moindre chat de gouttière échaudé, même pas un chien errant ou un couple en pleine dispute conjugale. Tout était définitivement mort, menaçant, revenant.

« Que penses-tu de tout ça, Mylène ? se décida finalement à demander Jérôme.
- Qu’il fait vraiment un temps de chien…
- Je ne te parlais pas de la pluie et du beau temps, ne fais pas l’idiote. Je voulais dire : tu crois que l’album est en bonne voie ?
- Je crois que nous fonçons droit dans le mur, Jérôme… répondit-elle, fataliste.
- C’est un peu ce que je pense aussi… Je ne comprends pas vraiment l’attitude de Laurent, il a catégoriquement refusé d’abandonner la piste que vous avons commencé ce matin alors que nous trois savons très bien qu’il est inutile de poursuivre, qu’il faut changer de rythme, de mélodie, chercher quelque chose de plus acoustique.
- Je ne suis pas persuadée que changer de style de musique arrangera quoi que ce soit. Tu sais ce que disait Pascal : « Tes problèmes sont ta monture : où que tu ailles, ils te suivent. »
- Ne sois pas aussi pessimiste, j’ai lu certains de tes textes et… je crois que c’est les plus beaux que tu aies jamais écrits. Ils ont beau être très obscurs, parfois même (il faut bien le dire) totalement incompréhensibles, ils ont une force évocatoire que jamais je n’aurais pu soupçonnée dans ce que tu avais écrit auparavant.
- Tu crois ?
- J’en suis sûr ! dit-il en lui faisant un clin d’œil réconfortant. »

Puis de nouveau, le silence. Un silence horrible, insoutenable, terrifiant ; il fallait parler, dire quelque chose, la rue les menaçait, les bâtiments aller se refermer sur eux et les emmurer vivants.

« Ecoute, ce n’est pas que je m’ennuie, Jérôme, mais j’aimerais rentrer et me reposer à l’intérieur une petite heure. Ca ne te dérange pas ?
- Pas du tout, répondit-il négligemment en écrasant sa cigarette au sol. De toute façon, je dois essayer de raisonner Laurent, ou au moins de lui faire comprendre qu’il ne peut pas s’entêter dans un morceau aussi électro.
- On se retrouve vers midi et quart pour manger en ville, d’accord ?
- Pas de problème ! »

De retour dans les studios, Mylène se dirigea vers ce qu’elle appelait son « bureau » ; il ne s’agissait en
réalité pas du tout d’un cabinet, mais d’une petite pièce chaleureuse, très décorée, où elle avait installé un canapé, un secrétaire surmonté d’un miroir, une commode en bois clair et où elle avait accroché diverses affiches, dont deux représentant Elton John et deux autres qui laissaient voir d’étranges photographies de Marilyn Manson. Elle verrouilla la porte de son jardin secret derrière elle, enleva son manteau et le jeta sans autre forme de procès sur la chaise qui se trouvait en face de la coiffeuse. Exténuée, elle prit uniquement le temps de retirer de ses poches son téléphone portable et son paquet de cigarettes, puis elle s’assit sur le sofa, songeuse. Elle laissa sa pensée dériver vers des souvenirs récents, et elle se ressouvint de cette petite discussion qu’elle avait eut hier, chez elle, avec Nathalie et Brigitte. Tous les détails lui revenaient même…
Elle avait invité sa sœur à manger un morceau dans son appartement et surtout pour discuter de choses et d’autres ; cela faisait fort longtemps qu’elles n’avaient pas pu parler comme deux bonnes amies, seules, loin du monde et de son vacarme. Et pourtant, elle n’avait rien dit lorsque sa sœur lui avait téléphoné, deux heures avant son arrivée, pour lui spécifier que Nathalie Rheims serait aussi de la partie. Ce n’était pas la première fois qu’elle rencontrait l’auteur : elles avaient déjà eu l’occasion de se parler avec Luc Besson, un projet de long métrage était en cours, une adaptation d’un des romans de l’auteur à succès. C’était une femme assez peu avenante, mais agréable si on la connaissait bien ; son ample chevelure blonde masquait mal une forme de mélancolie teintée de cynisme et de léger dégoût envers les hommes. C’était tout du moins ce que Mylène s’était dit lorsqu’on la lui avait présentée.
Brigitte était arrivée en avance, vers sept heures et demie, rayonnante et sereine, comme toujours, suivie de Nathalie, emmitouflée dans un manteau en imitation vison, l’air hagard. Les trois femmes avaient discuté pendant de longues heures, de travail, de santé, de beauté, comment vas-tu depuis que nous nous sommes vus, ne m’en parle pas, tais-toi donc,…A minuit et demie, Nathalie était repartie en compagnie de Brigitte, elles avaient encore à faire, un impresario à voir. Et Mylène n’avait rien pu lui dire de sérieux.
Submergée par ce flot de pensée, la diva rousse se coucha en chien de fusil sur le canapé et se laissa lentement envahir par une douce torpeur.

Elle fut réveillée par plusieurs bruits sourds et rapides ; elle se ressaisit, remit ses chaussures et répondit à voix haute : « J’arrive ! ». Elle regarda son téléphone portable : midi. Laurent devait déjà en avoir assez de se triturer l’esprit sur ses tables de mixage. Habillée en quelques secondes, elle sortit de son petit nid douillet et accompagna ses deux amis dans un restaurant chinois, à quelques pâtés de maison de cela. Et elle ne put leur parler sérieusement.
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Dernière édition par Avant que l'ombre... le Mar 3 Juil 2007 - 20:45; édité 1 fois
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MessagePosté le: Sam 30 Juin 2007 - 17:09    Sujet du message: Jésus, j'ai peur... Répondre en citant

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MessagePosté le: Sam 30 Juin 2007 - 17:16    Sujet du message: Jésus, j'ai peur... Répondre en citant

Mici Christelle, je suis ravi que ça te plaise
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MessagePosté le: Mar 3 Juil 2007 - 18:48    Sujet du message: Jésus, j'ai peur... Répondre en citant

aller, dès que je rentre du boulot, je lis tout ca aussi!
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MessagePosté le: Lun 9 Juil 2007 - 22:08    Sujet du message: Jésus, j'ai peur... Répondre en citant

Voilà le chapitre III de ma fanfic, pour lequel j'ai privilégié le dialogue afin de construire la psychologie des personnages. J'espère qu'il vous plaira

Chapitre III –
L’Annonciation




Mylène pénétra dans les bureaux du studios Guillaume Tell à sept heures précises ; Laurent l’attendait déjà dans le vestibule face à l’accueil, l’air soucieux, une cigarette dans la bouche. Après les salutations de rigueur, d’ailleurs très froides et sans âme, la diva à la chevelure rousse s’assit dans un canapé disposé là à l’attention des visiteurs et enfouit son visage dans ses genoux tant le mal de tête qui la faisait souffrir depuis son réveil était douloureux. Son compositeur, à la fois surpris et attendri par cette scène, la rejoignit sur le sofa et la prit dans ses bras quelque instants ; puis il se releva, nerveux et comme préoccupé par un souci pour le moins cuisant. La chanteuse, qui avait été très étonnée par son geste de tendresse, lui dit d’un ton hésitant :

« Tu… tu vas bien, Laurent ?
- Je suis comme toi : je suis inquiet à propos de ton futur album. Les choses ne prennent pas la tournure que je voudrais leur donner. Je crois même que les quelques mélodies que je t’ai envoyées par courrier électronique hier soir sont mauvaises, très mauvaises.
- Ne dis pas ça, ce n’est pas vrai. »

Un long silence suivit cette dernière réplique. Mylène était visiblement mal à l’aise face au mutisme obstiné de son ami et, ne sachant comment aborder ce qui lui tenait à cœur, elle commença par déclarer :

« Cela faisait bien longtemps que tu n’avais pas fait ça.
- Fait quoi ? répondit Laurent, agacé par le caractère allusif de la question.
- Que tu ne m’avais pas prise dans tes bras, que tu ne m’avais pas manifesté autant d’affection.
- Je croyais avoir été clair à ce sujet, ce n’est pas parce que nous ne sommes plus ensemble que je n’ai plus aucun sentiment pour toi.
- La dernière fois, c’était il y a bien des années… lui dit Mylène en guise de réponse, alors qu’elle n’avait même pas écouté ce qu’il venait de lui dire.
- Ne remue pas le passé, cela n’amène jamais rien de bon.
- Tu t’en souviens, n’est-ce pas ?… poursuivit-elle sur sa lancée. C’était en 1994, peu avant notre séparation. Tu m’avais promis d’être toujours là pour moi malgré tout, même si nous savions tous deux que nous allions nous quitter.
- Tais-toi, maintenant ! cria-t-il, sévère car effrayé par ce qu’il entendait. »

De nouveau, un long, très long silence gêné ; Laurent s’en voulait terriblement pour ce qu’il venait juste de hurler, et se sentait confus, comme menacé par les regards réprobateurs du réceptionniste et des techniciens qui entraient précisément dans le hall à cet instant. Mylène, extrêmement choquée par la réaction de son « frère jumeau », se tut d’abord, puis répéta inlassablement, à voix basse, les mains croisées sur le front, les yeux fermés :

« Calme-toi, respire… Calme-toi, respire… Calme-toi, respire… Calme-toi, resp… »

Elle n’eut pas le temps d’aller plus loin, Jérôme pénétra soudain dans les vestibule, essoufflé et paniqué. Laurent, intrigué, se dirigea vers lui, et lui demandait ce qui n’allait pas, pourquoi il était en retard, ce qui se passait.

« Je suis vraiment désolé pour ce retard… répondit-il avant de reprendre son souffle. J’ai eu un problème chez moi, avec ma petite fille.
- Elle va bien, au moins ? Rien de grave ? s’enquit la diva, qui se levait de son sofa.
- Non, elle nous a juste fait une belle frayeur, plus de peur que de mal…
- Calme-toi et respire, Jérôme, ça va aller, c’est passé… lui susurra la chanteuse en le prenant dans ses bras.
- Pas besoin de le materner, Mylène, dit sèchement Laurent en mettant court à son geste, il est majeur et vacciné !
- Laurent, ne me parle pas comme ça… répondit-elle sans grande conviction. »

Vingt minutes plus tard, ils se retrouvaient tous trois au cœur des studios, face à une table de mixage, les
yeux vides de tout expression, la mine visiblement fatiguée et désabusée. Mylène s’était emmitouflée dans un chandail léger, fait de mohair et d’angora de Turquie. Elle tentait de se réchauffer avec un café très serré, l’atmosphère au dehors était humide, et on ne pouvait installer la climatisation dans les salles d’enregistrement : il ne fallait surtout pas risquer la distension des cordes ou l’enrouement des voix. Sirotant son café noir lentement, la chanteuse n’écoutait pas la discussion que les deux hommes tenaient à côté d’elle ; elle ne faisait que l’entendre.

« Ecoute, Laurent, abandonne cette piste, ça ne sert à rien de t’obstiner, tu n’arriveras à rien comme ça. ne cessait de lui répéter Jérôme.
- Je t’assure que ça peut marcher, il faut me laisser un peu de temps, même Abraham me l’a confirmé avant son départ pour New York : on peut réussir à en tirer quelque chose, mais il manque un… je ne sais quoi, un soupçon de… je ne sais pas comment dire, mais je suis persuadé qu’on peut réussir à en faire un tube !
- C’est ce que « soupçon de je ne sais quoi » qui change tout : tu ne sais pas de quoi est fait ton soupçon ! Passe à autre chose, tu m’as déjà fait écouter les pistes que tu as composées récemment, elles m’ont paru bien plus convaincantes.
- Je m’en occuperai plus tard, je veux un tube avec cette mélodie et j’y arriverai !
- Tu y parviendras, Laurent, mais écoute d’abord ce que j’ai à vous dire, à toi et à Jérôme. »

La chanteuse venait de s’immiscer dans la conversation d’un ton décidé ; elle devait avoir une idée
derrière la tête, et cela intrigua fortement les deux hommes.

« Explique-nous tout, Mylène, lance-toi ! l’encouragea le technicien. »

La diva prit une longue inspiration pour se donner du baume au cœur ; elle contempla quelques secondes la salle qui les accueillait, tous ces boutons, ces écrans autour d’eux. Le microphone, qui trônait vainement dans le caisson insonorisé, de l’autre côté de la vitre, ne lui inspirait guère la réussite, mais évoquait bien davantage la solitude infinie dans laquelle elle se débattait depuis tant d’années. Cette fraction d’éternité lui paru sans fin, elle tentait de rassembler ses idées, mais son mal de tête l’empêchait de se concentrer.

« Mylène ? »

Laurent s’impatientait, il ne pensait qu’à son satané « tube » et ne semblait guère disposé à écouter un discours interminable. La diva prit son courage à deux mains :

« Si j’ai aussi mal au crâne, et accessoirement que j’ai une tête de déterrée, c’est que j’ai travaillé toute la nuit. Les quatre morceaux que tu m’as envoyés par courrier électronique, Laurent, m’ont sacrément inspirée… J’ai écrit quatre textes, j’espère qu’ils vous plairont, je crois qu’ils collent parfaitement aux mélodies que tu as composées. Ca m’a pris du temps et de l’énergie, et mon « Grand Robert » en a également pris un coup… »

Elle eut un rire forcé, puis défit son chignon et laissa ses cheveux tomber négligemment sur son visage. Elle semblait seule au monde en ce moment, rayonnante mais fragile, ingénue mais déterminée. Les deux compères, subjugués par cet accès de courage et par l’aura qui l’entourait tout à coup, buvaient ses paroles, inertes, bouche bée.

« Je vous donne les écrits en question, je les ai rangés dans mon sac… Ah, les voilà ! Tenez… Je dois avouer que, pour une fois, je suis un peu fière de mon travail.
- Lis-les, Mylène. Après tout, c’est toi qui les a rédigés, ces textes, tu es habitée par eux, ils t’ont investie, lui répondit Jérôme en souriant.
- Soit… Je me lance, alors. Tu es d’accord, Laurent ?
- C’est toi qui décides, Mylène. »

La célèbre « Libertine » respira profondément, puis se mit à chanter d’une voix claire et sans artifices :

« Quand les songes m’ont réveillé… quand on n’ose pas crier… »

Soudain, sa voix s’arrêta net, et elle poussa un cri de surprise et de frayeur. Elle venait de distinguer très clairement une silhouette blafarde, un visage connu qui la regardait fixement ; c’était un homme d’un certain âge, assis juste à côté de Jérôme. Il était là, l’air hagard et terrible, son regard était insoutenable, elle baissa les yeux, mais la musique résonnait dans sa tête, lancinante, hantant ses pensées : « Je me fous de tes détresses, comme de tout et comme du reste… ».

« Mylène, ça va ? Mylène ? »

Elle recouvra sa conscience pleine et entière ; Laurent la dévisageait, inquiet de cette absence.

« Tu veux te reposer un peu ?
- Non, ça ira, merci, je vais continuer à vous lire tout ça. »

Que pouvait-elle faire d’autre ?
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MessagePosté le: Mar 10 Juil 2007 - 14:50    Sujet du message: Jésus, j'ai peur... Répondre en citant

l'ambiance est bizarre, limite oppressante mais on attend quand même la suite avec impatience!
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MessagePosté le: Mar 10 Juil 2007 - 15:55    Sujet du message: Jésus, j'ai peur... Répondre en citant

Vraiment super Nico J'attends la suite avec impatience
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MessagePosté le: Mar 10 Juil 2007 - 18:10    Sujet du message: Jésus, j'ai peur... Répondre en citant

DeRNieR-SouRiRe a écrit:
l'ambiance est bizarre, limite oppressante mais on attend quand même la suite avec impatience!


C'est précisément le but, Cathy, je suis heureux que ça fonctionne


L'Ame Stram Gram a écrit:
Vraiment super Nico J'attends la suite avec impatience


Mici Christelle !
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MessagePosté le: Mar 10 Juil 2007 - 23:22    Sujet du message: Jésus, j'ai peur... Répondre en citant

ce genre d'ambiance me fait fuir en général...
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 06:02    Sujet du message: Jésus, j'ai peur...

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