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Edgar Allan Poe

 
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DeRNieR-SouRiRe
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MessagePosté le: Jeu 2 Avr 2009 - 12:45    Sujet du message: Edgar Allan Poe Répondre en citant

Nous continuons l'expérience de recherches avec Edgar Allan Poe, vous pouvez mettre des interviews, photos, œuvres, bio, anecdotes...

Le but de ces recherches est de pouvoir mettre en commun tout ce qu'on pourra trouver sur Edgar Allan Poe et son travail. A la fin du mois écoulé, je ferais une synthèse de toutes les recherches et cette synthèse sera mise en ligne sur le site!

On compte sur vous tous pour que ces recherches soient fructueuses!
__________________________________________


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MessagePosté le: Jeu 2 Avr 2009 - 12:45    Sujet du message: Publicité

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mymy
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MessagePosté le: Jeu 2 Avr 2009 - 17:52    Sujet du message: Edgar Allan Poe Répondre en citant

Edgar Allan POE
1809 - 1849

Edgar Allan Poe est un écrivain américain, poète, romancier et nouvelliste du XIXe siècle. Il a aussi travaillé comme critique littéraire et éditeur bien qu'il soit plus connu en tant qu'auteur. Il est, en effet, considéré - avec Jules Verne - comme l'un des précurseurs de la littérature de Science-fiction et du fantastique moderne. Ses nouvelles - Double assassinat dans la rue Morgue, La lettre volée, Le mystère de Marie Roget - figurent parmi les premières œuvres reconnues comme policières. Il est né le 19 janvier 1809 à Boston dans le Massachusetts et mort le 7 octobre 1849 à l'hôpital de Baltimore de congestion cérébrale. Il est le deuxième des trois enfants d'un couple de comédiens. Sa mère meurt en 1811 à l'âge de 24 ans de tuberculose laissant ses enfants orphelins; leur père alcoolique était aussi mort l'année auparavant de tuberculose. Sa sœur Rosalie est une handicapée mentale et son frère William Henry, meurt lui aussi à 24 ans, alcoolique et tuberculeux.

Orphelin à l'âge de 3 ans, il est confié à la charité de la bourgeoisie de Richmond, et il est adopté par la famille Allan, négociante de tabac, qui s'installe pour quelque temps à Liverpool; cette famille lui donnera son second prénom. L'Angleterre mystérieuse va impressionner l'enfant et lui donner le goût du fantastique macabre. Il suit des études classiques et littéraires. À l'Université de Virginie, il commence à contracter des dettes de jeu et rompt avec son père adoptif qui refuse de les payer.

En 1834 , il connaît un premier succès en remportant un prix à un concours organisé par le Saturday Visitor de Baltimore avec son récit Manuscrit trouvé dans une bouteille. Il entre au Souther Literary Messenger de Richmond et en deviendra rédacteur en chef en 1835. Mais l'alcool et les drogues le plongent dans des accès de dépression et il perd son emploi. Dix ans plus tard, il publie le Corbeau qui bouleverse le public. Poe connaît alors une courte période d'engouements et de succès mondains. Ensuite, les dettes et l'alcool le précipitent définitivement dans la déchéance.

Il y eut pour finir, cette mort digne des histoires qu'il a écrites; il fut trouvé le 3 octobre 1849, sur un trottoir de Baltimore près de Light Street, sinon ivre, du moins hébété; hospitalisé, il sombra dans le coma quatre jours avant de mourir. Les responsables : la ville était en pleine campagne électorale, et des agents des deux camps la parcouraient, d’un bureau de vote à l’autre, pour faire boire aux naïfs un cocktail d’alcool et de narcotiques afin de les traîner ainsi abasourdis, au bureau de vote.

Doté d'une vaste intelligence, Edgar Allan Poe était un homme très courtois mais d'une férocité sans égale, et était habité de rêveries parmi les plus étranges qui aient jamais traversé un esprit humain. Dès l'enfance il lisait Byron, Coleridge et la plupart des romantiques de son époque. Il a aussi beaucoup lu d'ouvrages traitant des cosmogonies scientifiques, des sciences naturelles et du mysticisme. Dans sa vie, il a perdu toutes les femmes qu'il a aimées, il s'est brouillé avec toutes les personnes qui auraient pu lui venir en aide. Il vécut dans une misère presque constante, même s'il a connu de son vivant une certaine célébrité, surtout par ses activités de journaliste.


De son œuvre, conséquente et exceptionnelle, on peut retenir, non exhaustivement : Sonnets ; Elégies ; Le Débat de Folie et d'Amour ; les célèbres Histoires Extraordinaires (adaptées de nombreuses fois au Cinéma) ; et ses nombreux contes dont Barrique d'Amontillado ; Bon-Bon ; le Canard au ballon ; le Chat noir ; le Coeur révélateur ; De l'escroquerie considérée comme l'une des sciences exactes ; le Domaine d'Arnheim ; le Duc de l'Omelette ; Eléonora ; Exorde ; L'Art du conte, etc.

Edgar Allan Poe s’éteint d'une crise de delirium tremens à l'hôpital un 7 octobre 1849. Fou et travailleur acharné, poète maudit pour certain, il est un grand conteur américain, à l'imaginaire assez macabre, qui marquera à jamais le genre fantastique.


Dernière édition par mymy le Jeu 2 Avr 2009 - 18:18; édité 1 fois
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mymy
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MessagePosté le: Jeu 2 Avr 2009 - 17:57    Sujet du message: Edgar Allan Poe Répondre en citant

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mymy
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MessagePosté le: Jeu 2 Avr 2009 - 17:57    Sujet du message: Edgar Allan Poe Répondre en citant

Bibliographie

Tamerlan et autres poèmes, 1827

Poèmes, 1831

Gallimard, 1982, 182 p., traduit par Stéphane Mallarmé

Aventures d'Arthur Gordon Pym, 1838
Gallimard/Folio, 1975, 305 p., le seul roman de Poe, traduit par Baudelaire

Le corbeau et autres poèmes, 1845

Le Terrain Vague, 1968, 85 p., Traduit par Henri Parisot

La philosophie de la composition, 1846

Tales of the Grotesque and Arabesque (1839), traduits en français par Charles Baudelaire sous les titres :
Histoires extraordinaires, 1839 .
-La lettre volée
-Le scarabée d'or
-Le canard au ballon
-Aventure sans pareille d'un certain Hans Pfaall
-Manuscrit trouvé dans une bouteille
-Une descente dans le Maelstrom
-La vérité sur le cas de M. Valdemar
-Révélation Magnétique
-Les souvenirs de M. Auguste Beldoe
-Morella
-Ligeia
-Metzengerstein

Nouvelles histoires extraordinaires, 1839
- Le démon de la perversité
-Le chat noir
-William Wilson
-L'homme des foules
-Le coeur révélateur
-Bérénice
-La chute de la maison Usher
-Le puits et le pendule
-Hop-Frog
-L-a barrique d'amontillado
-Le masque de la mort rouge
-Le roi Peste
-Le diable dans le beffroi
-Lionnerie
-Quatre bêtes en une
-Petite discussion avec une momie
-Puissance de la parole
-Colloque entre Monos et Una
-Conversation d'Eiros avec Charmion
-Ombre
-Silence
-L'île de la fée
-Le portrait ovale

Histoires grotesques et sérieuses, 1839
-Le mystère de Marie Roget
-Le joueur d'échecs de Maelzel
-Eleonora
-Un événement à Jérusalem
-L'ange du bizarre
-Le système du docteur Goudron et du professeur Plume
-Le domaine d'Arnheim
-Le cottage Landor
-Philosophie de l'ameublement
-La genèse d'un poème
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mymy
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MessagePosté le: Jeu 2 Avr 2009 - 18:07    Sujet du message: Edgar Allan Poe Répondre en citant

Manuscrit de Le Corbeau, écrit et traduit par Mallarmé.

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mymy
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MessagePosté le: Jeu 2 Avr 2009 - 18:09    Sujet du message: Edgar Allan Poe Répondre en citant

Conduit à l'Hôpital de Baltimore, Poe s'agite, délire, conversant même, dit-on, avec des objets imaginaires. Il transpire, semblait désoriente. Le lendemain, un mieux se fait sentir, puis il retombe dans les limbes de la démence. Les infirmières doivent le maintinir dans le lit. Il veut quitter sa chambre. Le quatrième jour, il rend l'âme. Diagnostic officiel : congestion cérebral. pourtrant on parlera de rage, d'agression. le mystère reste entier.

Hôpital de Baltimore

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mymy
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MessagePosté le: Jeu 2 Avr 2009 - 18:12    Sujet du message: Edgar Allan Poe Répondre en citant

manuscrit original
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mymy
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MessagePosté le: Jeu 2 Avr 2009 - 18:15    Sujet du message: Edgar Allan Poe Répondre en citant

Mylène Farmer lui rend hommage avec sa chanson Allan (également sur l’album Ainsi sois-je) où elle évoque le « Ligéia », qui est une de ces nouvelles funestes.
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mymy
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MessagePosté le: Jeu 2 Avr 2009 - 18:19    Sujet du message: Edgar Allan Poe Répondre en citant

Le Corbeau

Une fois, sur le minuit lugubre, pendant que je méditais,
faible et fatigué, sur maint précieux et curieux volume
d'une doctrine oubliée, pendant que je donnais de la tête,
presque assoupi, soudain il se fit un tapotement, comme de
quelqu'un frappant doucement, frappant à la porte de ma
chambre. «C'est quelque visiteur, - murmurai-je, -
qui frappe à la porte de ma chambre;
ce n'est que cela et rien de plus.»


Ah! distinctement je me souviens que c'était dans le glacial
décembre, et chaque tison brodait à son tour le plancher du
reflet de son agonie. Ardemment je désirais le matin;
en vain m'étais-je efforcé de tirer de mes livres
un sursis à ma tristesse, ma tristesse pour ma Lénore
perdue, pour la précieuse et rayonnante fille que les anges
nomment Lénore, - et qu'ici on ne nommera jamais plus.


Et le soyeux, triste et vague bruissement des rideaux
pourprés me pénétrait, me remplissait de terreurs
fantastiques, inconnues pour moi jusqu'à ce jour;
si bien qu'enfin pour apaiser le battement de mon coeur,
je me dressai, répétant: «C'est quelque visiteur attardé
sollicitant l'entrée à la porte de ma chambre;
- c'est cela même, et rien de plus.»


Mon âme en ce moment se sentit plus forte. N'hésitant donc
pas plus longtemps: «Monsieur, dis-je, ou madame, en
vérité, j'implore votre pardon; mais le fait est que je
sommeillais et vous êtes venu frapper si doucement, si
faiblement vous êtes venu frapper à la porte
de ma chambre, qu'à peine étais-je certain
de vous avoir entendu.» Et alors j'ouvris
la porte toute grande; - les ténèbres, et rien de plus.


Scrutant profondément ces ténèbres, je me tins longtemps
plein d'étonnement, de crainte, de doute, rêvant des rêves
qu'aucun mortel n'a jamais osé rêver; mais le silence ne fut
pas troublé, et l'immobilité ne donna aucun signe, et le seul
mot proféré fut un nom chuchoté: «Lénore!» - C'était moi
qui le chuchotais, et un écho à son tour murmura ce mot:
«Lénore!» Purement cela, et rien de plus.


Rentrant dans ma chambre, et sentant en moi toute mon
âme incendiée, j'entendis bientôt un coup un peu plus fort
que le premier. «Sûrement, - dis-je, - sûrement,
il y a quelque chose aux jalousies de ma fenêtre;
voyons donc ce que c'est, et explorons ce mystère.
Laissons mon coeur se calmer un
instant, et explorons ce mystère;
- c'est le vent, et rien de plus.»


Je poussai alors le volet, et, avec un tumultueux battement
d'ailes, entra un majestueux corbeau digne des anciens
jours. Il ne fit pas la moindre révérence, il ne s'arrêta pas,
il n'hésita pas une minute; mais avec la mine d'un lord
ou d'une lady, il se percha au-dessus de la porte
de ma chambre; il se percha sur un buste de Pallas
juste au-dessus de la porte de ma chambre;
- il se percha, s'installa, et rien de plus.


Alors, cet oiseau d'ébène, par la gravité de son maintien et
la sévérité de sa physionomie, induisant ma triste
imagination à sourire: «Bien que ta tête, - lui dis-je, -
soit sans huppe et sans cimier, tu n'es certes
pas un poltron, lugubre et ancien corbeau,
voyageur parti des rivages de la nuit.
Dis-moi quel est ton nom seigneurial
aux rivages de la nuit plutonienne!»
Le corbeau dit: «Jamais plus!»


Je fus émerveillé que ce disgracieux volatile entendît si
facilement la parole, bien que sa réponse n'eût pas une bien
grand sens et ne me fût pas d'un grand secours; car nous
devons convenir que jamais il ne fut donné à un homme
vivant de voir un oiseau au-dessus de la porte
de sa chambre, un oiseau ou une bête sur un buste
sculpté au-dessus de la porte de sa chambre,
se nommant d'un nom tel que - Jamais plus!


Mais le corbeau, perché solitaitrement sur le buste placide,
ne proféra que ce mot unique, comme si dans ce mot unique
il répandait toute son âme. Il ne prononça rien de plus;
il ne remua pas une plume, - jusqu'à ce que je me prisse
à murmurer faiblement: «D'autres amis se sont déjà envolés
loin de moi; vers le matin, lui aussi, il me quittera
comme mes anciennes espérances déjà envolées.»
L'oiseau dit alors: «Jamais plus!»


Tressaillant au bruit de cette réponse jetée avec
tant d'à-propos: Sans doute, - dis-je, - ce qu'il
prononce est tout son bagage de savoir, qu'il a pris
chez quelque maître infortuné que le Malheur
impitoyable a poursuivi ardemment, sans répit,
jusqu'à ce que ses chansons n'eussent plus qu'un
seul refrain, jusqu'à ce que le De profundis de son
Espérance eût pris ce mélancolique refrain:
«Jamais - jamais plus!»


Mais le corbeau induisant encore toute ma
triste âme à sourire, je roulai tout de suite un siège
à coussins en face de l'oiseau et du buste et de la
porte; alors, m'enfonçant dans le velours, je
m'appliquai à enchaîner les idées aux idées, cherchant
ce que cet augural oiseau des anciens jours, ce que
ce triste, disgracieux, sinistre, maigre et augural
oiseau des anciens jours voulait faire entendre en
croassant son - Jamais plus!


Je me tenais ainsi, rêvant, conjecturant, mais
n'adressant plus une syllabe à l'oiseau, dont les
yeux ardents me brûlaient maintenant jusqu'au fond
du coeur: je cherchai à deviner cela, et plus encore,
ma tête reposant à l'aise sur le velours du coussin
que caressait la lumière de la lampe, ce velours
violet caressé par la lumière de la lampe que sa tête,
à Elle, ne pressera plus, - ah! jamais plus!


Alors, il me sembla que l'air s'épaississait, parfumé par
un encensoir invisible que balançaient les séraphins
dont les pas frôlaient le tapis de ma chambre.
«Infortuné! - m'écriai-je, - ton Dieu t'a donné par ses
anges, il t'a envoyé du répit, du répit et du népenthès
dans tes ressouvenirs de Lénore! Bois, oh! bois ce
bon népenthès, et oublie cette Lénore perdue!» Le
corbeau dit: «Jamais plus!»



«Prophète! - dis-je, - être de malheur! oiseau ou démon!
mais toujours prophète! que tu sois un envoyé du
Tentateur, ou que la tempête t'ait simplement échoué,
naufragé, mais encore intrépide, sur cette terre déserte,
ensorcelée, dans ce logis par l'Horreur hanté, - dis-moi
sincèrement, je t'en supplie, existe-t-il, existe-t-il ici un
baume de Judée? Dis, dis, je t'en supplie!» Le corbeau
dit: «Jamais plus!»


«Prophète! - dis-je, - être de malheur! oiseau ou démon!
toujours prophète! par ce ciel tendu sur nos têtes, par
ce Dieu que tous deux nous adorons, dis à cette âme
chargée de douleur si, dans le Paradis lointain, elle
pourra embrasser une fille sainte que les anges nomment
Lénore, enbrasser une précieuse et rayonnante fille que
les anges nomment Lénore.» Le corbeau dit: «Jamais
plus!»


«Que cette parole soit le signal de notre séparation,
oiseau ou démon! - hurlai-je en me redressan. - Rentre
dans la tempête, retourne au rivage de la nuit plutonienne;
ne laisse pas ici une seule plume noire comme souvenir
du mensonge que ton âme a proféré; laisse ma solitude
inviolée; quitte ce buste au-dessus de maporte; arrache
ton bec de mon coeur et précipite ton spectre loin de ma
porte!» Le corbeau dit: «Jamais plus!»


Et le corbeau, immuable, est toujours installé sur le buste
pâle de Pallas, juste au-dessus de la porte de ma chambre;
et ses yeux ont toute la semblance des yeux d'un démon
qui rêve; et la lumière de la lampe, en ruisselant sur lui,
projette son ombre sur le plancher; et mon âme, hors du
cercle de cette ombre qui gît flottante sur le plancher, ne
pourra plus s'élever, - jamais plus!


traduit par: Charles Baudelaire
The Raven

Once upon a midnight dreary, while I pondered, weak and weary,


Over many a quaint and curious volume of forgotten lore,
While I nodded, nearly napping, suddenly there came a tapping,
As of some one gently rapping, rapping at my chamber door.
'' 'Tis some visitor,'' I muttered, ''tapping at my chamber door-
Only this, and nothing more.''





Ah, distinctly I remember it was in the bleak December,


And each separate dying ember wrought its ghost upon the floor.
Eagerly I wished the morrow;- vainly I had sought to borrow
From my books surcease of sorrow- sorrow for the lost Lenore-
For the rare and radiant maiden whom the angels name Lenore-
Nameless here for evermore.


And the silken sad uncertain rustling of each purple curtain


Thrilled me- filled me with fantastic terrors never felt before;
So that now, to still the beating of my heart, I stood repeating,
'' 'Tis some visitor entreating entrance at my chamber door-
Some late visitor entreating entrance at my chamber door;-
This it is, and nothing more.''


Presently my soul grew stronger; hesitating then no longer,


''Sir,'' said I, ''or Madam, truly your forgiveness I implore;
But the fact is I was napping, and so gently you came rapping,
And so faintly you came tapping, tapping at my chamber door,
That I scarce was sure I heard you''- here I opened wide the door;-
Darkness there, and nothing more.





Deep into that darkness peering, long I stood there wondering, fearing,


Doubting, dreaming dreams no mortals ever dared to dream before;
But the silence was unbroken, and the stillness gave no token,
And the only word there spoken was the whispered word, ''Lenore!''
This I whispered, and an echo murmured back the word, ''Lenore!''-
Merely this, and nothing more.


Back into the chamber turning, all my soul within me burning,


Soon again I heard a tapping somewhat louder than before.
''Surely,'' said I, ''surely that is something at my window lattice:
Let me see, then, what thereat is, and this mystery explore-
Let my heart be still a moment and this mystery explore;-
'Tis the wind and nothing more.''





Open here I flung the shutter, when, with many a flirt and flutter,


In there stepped a stately raven of the saintly days of yore;
Not the least obeisance made he; not a minute stopped or stayed he;
But, with mien of lord or lady, perched above my chamber door-
Perched upon a bust of Pallas just above my chamber door-
Perched, and sat, and nothing more.





Then this ebony bird beguiling my sad fancy into smiling,


By the grave and stern decorum of the countenance it wore.
''Though thy crest be shorn and shaven, thou,'' I said, ''art sure no craven,
Ghastly grim and ancient raven wandering from the Nightly shore-
Tell me what thy lordly name is on the Night's Plutonian shore!''
Quoth the raven, ''Nevermore.''






Much I marvelled this ungainly fowl to hear discourse so plainly,


Though its answer little meaning- little relevancy bore;
For we cannot help agreeing that no living human being
Ever yet was blest with seeing bird above his chamber door-
Bird or beast upon the sculptured bust above his chamber door,
With such name as ''Nevermore.''





But the raven, sitting lonely on the placid bust, spoke only


That one word, as if his soul in that one word he did outpour.
Nothing further then he uttered- not a feather then he fluttered-
Till I scarcely more than muttered, ''other friends have flown before-
On the morrow he will leave me, as my hopes have flown before.'
' Then the bird said, ''Nevermore.''





Startled at the stillness broken by reply so aptly spoken,


''Doubtless,'' said I, ''what it utters is its only stock and store,
Caught from some unhappy master whom unmerciful Disaster
Followed fast and followed faster till his songs one burden bore-
Till the dirges of his Hope that melancholy burden bore
Of 'Never- nevermore'.''







But the raven still beguiling all my fancy into smiling,


Straight I wheeled a cushioned seat in front of bird, and bust and door;
Then upon the velvet sinking, I betook myself to linking
Fancy unto fancy, thinking what this ominous bird of yore-
What this grim, ungainly, ghastly, gaunt and ominous bird of yore
Meant in croaking ''Nevermore.''






This I sat engaged in guessing, but no syllable expressing


To the fowl whose fiery eyes now burned into my bosom's core;
This and more I sat divining, with my head at ease reclining
On the cushion's velvet lining that the lamplight gloated o'er,
But whose velvet violet lining with the lamplight gloating o'er,
She shall press, ah, nevermore!





Then methought the air grew denser, perfumed from an unseen censer


Swung by Seraphim whose footfalls tinkled on the tufted floor.
''Wretch,'' I cried, ''thy God hath lent thee- by these angels he hath sent thee
Respite- respite and nepenthe, from thy memories of Lenore!
Quaff, oh quaff this kind nepenthe and forget this lost Lenore!''
Quoth the raven, ''Nevermore.''


''Prophet!'' said I, ''thing of evil!- prophet still, if bird or devil!-


Whether Tempter sent, or whether tempest tossed thee here ashore,
Desolate yet all undaunted, on this desert land enchanted-
On this home by horror haunted- tell me truly, I implore-
Is there- is there balm in Gilead?- tell me- tell me, I implore!''
Quoth the Raven, ''Nevermore.''





''Prophet!'' said I, ''thing of evil- prophet still, if bird or devil!


By that Heaven that bends above us- by that God we both adore-
Tell this soul with sorrow laden if, within the distant Aidenn,
It shall clasp a sainted maiden whom the angels name Lenore-
Clasp a rare and radiant maiden whom the angels name Lenore.''
Quoth the raven, ''Nevermore.''





''Be that word our sign in parting, bird or fiend,'' I shrieked, upstarting-


''Get thee back into the tempest and the Night's Plutonian shore!
Leave no black plume as a token of that lie thy soul hath spoken!
Leave my loneliness unbroken!- quit the bust above my door!
Take thy beak from out my heart, and take thy form from off my door!''
Quoth the raven, ''Nevermore.''





And the raven, never flitting, still is sitting, still is sitting


On the pallid bust of Pallas just above my chamber door;
And his eyes have all the seeming of a demon's that is dreaming,
And the lamplight o'er him streaming throws his shadow on the floor;
And my soul from out that shadow that lies floating on the floor
Shall be lifted- nevermore!

Edgar Poe
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mymy
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MessagePosté le: Jeu 2 Avr 2009 - 18:20    Sujet du message: Edgar Allan Poe Répondre en citant

A dream within a dream

Take this kiss upon the brow!
And, in parting from you now,
Thus much let me avow_
You are not wrong, who deem
That my days have been a dream;
Yet if Hope has flown away
In a night, or in a day,
In a vision, or in none,
Is it therefore the less GONE?
ALL that we see or seem
Is but a dream within a dream.


I stand amid the roar
Of a surf-tormented shore,
And I hold within my hand
Grains of the golden sand_
How few ! yet how they creep
Through my fingers to the deep,
While I weep_while I weep!
O God! Can I not grasp
Them with a tighter clasp?
O God! Can I not save
ONE from the pitiless wave?
Is all that we see or seem
But a dream within a dream?


Edgar Allan Poe
Un rêve dans un rêve

Reçois ce baiser sur le front!
Et, puisque que c'est l'heure de te quitter
Alors c'est bien haut que j'avoue
Tu n'as pas tort, toi qui juges
Que mes jours ont été un rêve;
Et si l'Espoir s'est enfui
Pendant la nuit ou pendant le jour
Dans une vision ou dans aucune,
Pour autant s'en est-il moins allé?
TOUT ce que nous voyons ou paraissons
N'est qu'un rêve dans un rêve.


Je me tiens au coeur rugissant
D'une grève que les brisants tourmentent,
Et je tiens dans la main
Des grains du sable d'or
Bien peu! et encore comme ils se défilent
A travers mes doigts vers l'abîme
Pendant que je pleure_pendant que je pleure!
O Dieu! Que ne les puis-je étreindre
D'une poigne plus ferme?
O Dieu! Que n'en puis-je sauver
UN de la houle sans pitié?
TOUT ce que nous voyons ou paraissons n'est-il
Qu'un rêve dans un rêve?


Traduit par: Gilles de Seze
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mymy
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MessagePosté le: Jeu 2 Avr 2009 - 18:27    Sujet du message: Edgar Allan Poe Répondre en citant

une maison dans laquelle il a écrit


portrait


sa chambre a l'université de Virginie
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MessagePosté le: Jeu 2 Avr 2009 - 18:37    Sujet du message: Edgar Allan Poe Répondre en citant

Merci beaucoup Okay
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MessagePosté le: Jeu 2 Avr 2009 - 18:39    Sujet du message: Edgar Allan Poe Répondre en citant

de rien
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MessagePosté le: Jeu 2 Avr 2009 - 20:58    Sujet du message: Edgar Allan Poe Répondre en citant

très intéressant tout ca! je lirais tout à tête reposée!
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MessagePosté le: Dim 5 Avr 2009 - 21:53    Sujet du message: Edgar Allan Poe Répondre en citant

merci beaucoup mymy
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MessagePosté le: Jeu 9 Avr 2009 - 09:35    Sujet du message: Edgar Allan Poe Répondre en citant

de rien
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MessagePosté le: Ven 17 Avr 2009 - 04:32    Sujet du message: Edgar Allan Poe Répondre en citant

WOW MYmy you have been doing your home work.    vous avez fait votre travail.
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MessagePosté le: Mer 10 Oct 2012 - 14:02    Sujet du message: Edgar Allan Poe Répondre en citant

Votre site est merveilleux et diversifié. Étant invalide et insomniaque je suis toujours occupé grâce à vous.
Bonne continuation !
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 10:48    Sujet du message: Edgar Allan Poe

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